En cette période de rentrée, la question préférée des adultes pour Célian est " Alors, ça s'est bien passé cette rentrée ? " Le reste de l'année, c'est plutôt "Alors, ça se passe bien à l'école ?" Rien d'anormal à cela, je pose moi même cette question aux enfants que je rencontre.

Là où on sort de la normalité, c'est quand Nailek répond plein d'assurance : "Moi je ne vais pas à l'école, je fais école à la maison".

En général, je croise immédiatement le regard surpris de l'adulte, l'interrogation où il me semble lire "ai-je bien compris ?"

Oui, oui, depuis 8 mois, Nailek est libre d'école, au sens traditionnel du terme.

Ensuite, les questions fusent (rayez la mention inutile)

- mais vous avez l'autorisation ?

- mais vous êtes inscrits au CNED ?

- mais il apprend comment ?

- mais comment vous faites pour la socialisation ?

- mais vous ne pouvez pas travailler ?

Je sens bien que cette option est déstabilisante pour beaucoup d'adultes. Et même souvent pour les enfants qui pensent eux aussi que hors école, point de savoir.

Ce que je sais moi, c'est que leurs questions sont plus une projection de leurs peurs qu'une réalité.

Car si je répondais que Nailek fait école à la maison car nous faisons le tour du monde à la voile, le point de vue de mon interlocuteur deviendrait de suite bien plus positif.

Bizarrement, être enfermé dans un bateau ne pose aucun problème de socialisation, c'est hype, c'est courageux, ça donne envie :-)

Apprendre le français, les maths en suivant le programme scolaire, les sciences par l'expérimentation, l'histoire par la visite de sites, la mythologie parce que l'enfant aime ça et rejoindre tous les après midi d'autres enfants scolarisés ou non, c'est dangereux pour l'avenir de mon fils.

Mouais mouais, permettez moi d'en douter ;-)